Patrimoine religieux

Chapelle Sainte-Anne

Cette chapelle est construite en 1661 au lieu-dit Trieu Brunette. Pendant deux siècles, mais de moins en moins souvent, les curés de Masnuy Saint-Pierre
y organisaient une procession suivie d'une messe.

La légende veut qu'une personne noble aurait péri à cet endroit martyrisée par des bandits ou dévorée par des loups. Une autre version, provenant d'indications consignées dans un registre paroissial du début du 18ème, serait que des écoliers auraient trouvé une mort accidentelle à l'orée de la forêt en Broqueroie. C'est à leur  mémoire qu'une messe , en l'honneur de Saint-Grégoire, y était célébrée.

La maçonnerie est plus récente mais les pierres sont d'origine, elles portent l'inscription "Santa-Maria-ora pronobis-1661".

L'histoire dit aussi que des ermites ont habité ce lieu et dépendaient de l'archevêque de Cambrai.

                               



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Saint-Pierre

Apôtre du Christ.                                

C'était un pêcheur galiléen du nom de Simon. Le nom de Pierre lui fut donné par Jésus qui fait de lui le "rocher" et le fondement de l'église chrétienne. Son activité de missionnaire s'exerça en Palestine, à Antioche et à Rome. Il est considéré comme le premier pape.

Il serait mort lors de la persécution des Chrétiens par Néron.

Les fouilles dans Saint-Pierre au Vatican, montre que vers 120, il était déjà vénéré
L'église

    


La date de construction, est certaine. L'église a été érigée sur l'emplacement d'une ancienne chapelle du 15ème siècle (environ 1486).

Elle est élevée sur ordre du clergé et de l'abbaye d'Hasnon qui lui accorde son patronage, à l'époque Saint-Pétri. Elle est d'abord desservie par des moines prêtres et des pères capucins prédicateurs puis, à partir de 1498, par un curé.

Charles Joseph Hulin curé en 1746 a été le premier à penser à une nouvelle église et à faire appel à la générosité des paroissiens pour récolter des fonds. L'église est démolie en 1779. Le responsable des travaux avait la charge de récupérer et de sauver les nombreuses pierres tombales, certaines vieilles de trois siècles. Celles qui se sont cassées, ont été incorporées à la maçonnerie, les autres replacées dans la muraille. On en trouve à l'intérieur ainsi qu'à l'extérieur de l'église.
  
                                             
    
                      











     Les clefs gravées sur cette pierre attestent de la
     fonction du défunt : "marguelier"  (personne  ayant
     la garde et l'entretien de l'église).         ----->                     


Monsieur le curé Hulin décéda le 9 mai 1782, âgé de 80 ans, alors que l'on posait la première pierre de l'édifice. La nouvelle église est dédiée à Saint-Pierre. Par manque de finances, la construction durera plusieurs années, et bien que n'étant pas terminée, on y célèbre les offices. Entouré de son cimetière, l'édifice est d'ordre toscan.

                                              

Au cours du 18ème siècle, les tempêtes successives nécessitent des réparations qui sont assumées par la commune et les paroissiens aisés. A cette époque, les fidèles portaient beaucoup d'intérêt à leur église et ont contribué à l'achat de vitraux, objets liturgiques et autre mobilier.

Outre la porte principale qui traverse la tour face à l'allée centrale, on découvre une porte latérale avec voûte et seuil de pierre.

La petite porte sur le côté, obstruée pendant des années, est rouverte en 1925. Ne devant plus rentrer par la grande porte, l'église ne se refroidit plus autant.

La tablette du maître-autel contient une pierre scellée sous laquelle reposent une ou plusieurs reliques.
L'explication de Monsieur le Chanoine Millet de Tournai, nous apprend que selon une très vieille tradition, lors de l'érection d'un nouvel autel, on y insérait des reliques de martyrs, sous une pierre gravée habituellement de cinq croix en souvenir des cinq plaies du Christ. Les reliques étaient enroulées dans un bout de parchemin sur lequel était inscrit le nom du Saint ou de la Sainte.

Les archives paroissiales ayant disparu lors de l'incendie de l'Évêché de Tournai en mai 1940, on ignore de qui sont les reliques du maître-autel.

Au dessus du portail d'entrée se trouve un tableau d'Auguste Gaudry (1837) montrant Notre Seigneur confiant les clefs à Saint-Pierre.

A droite de l'entrée principale, sur une pierre murale, la liste des noms des curés. Une autre pierre, dans la nef à gauche de l'entrée, indique la liste des bienfaiteurs depuis 1682 jusqu'a 1902.


                                         



Le portique en bois sculpté du 17ème siècle orne le portail qui ouvre sur la nef et est de réemploi.


                                          

Les cloches

L
a première cloche nommée "Claire Françoise", et amenée sur place au début de la construction de l'église, date de l'an 1779.

La deuxième porte les inscriptions suivantes : "l'an 1786" et son nom "Claire Dorothée". Celles-ci disent aussi qu'elle a été fondue par les Lombards de Montignies-sur-Roc.

La troisième est gravée "1792" et est nommée "Victoire Charlotte".

Deux des trois cloches ont été enlevées par l'occupant. Trop petites, elles n'ont pas été fondues mais cédées à d'autres paroisses en remplacement des plus lourdes confisquées par l'ennemi mais des recherches effectuées après la guerre ont permis de les récupérer.

Le presbytère, sis rue Lieutenant Martin, n°1, est de type tournaisien datant du 18ème siècle.






   
                         
     Saint-Patron

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